• Le doyen de la presse Européenne

Quand une vingtaine de jeunes imitent << les grands frères >> marseillais à Ajaccio

Cela fait des semaines que cela dure .

Quand une vingtaine de jeunes imitent « les grands frères » marseillais à Ajaccio


Cela fait des semaines que cela dure. Mais il aura fallu attendre la fin de la période électorale et un article dans Corse-Matin pour que les citoyens soient mis au courant de la tentative d’implantation d’un point de deal à la marseillaise en plein cœur d’Ajaccio avec intimidation à la clef.


Au cœur de la ville


Il ne s’agit pas d’un « quartier » de la cité impériale, mais de l’un de ceux qui comptent parmi les plus chers de la ville : le Trottel. Il s’ouvre sur la route des Sanguinaires et donne directement sur la plage.
C’est là que depuis plusieurs semaines, une bande de jeunes et moins jeunes tentent d’imposer sa loi avec menaces, crachats et coups contre celles et ceux qui tentent de se rebeller. Chaque matin, le même manège se reproduit : des jeunes d’origine maghrébine arrivent deux par deux et se regroupent non loin du poste de secours. Leur nombre grossit jusqu’à atteindre la vingtaine. Certains sont très jeunes et encadrés par des trentenaires. Il ont été identifiés comme originaires du quartier des Cannes. Leur tactique est identique jour après jour. Elle consiste à occuper le terrain en intimidant les jeunes qui s’occupent des handicapés, à voler directement dans la paillote, à cracher sur ceux que leur comportement indigne, à pénétrer dans un bateau. Corse-Matin cite des témoignages notamment celui d’un Corse outré par leur comportement : « Un trentenaire est venu me demander pourquoi j’avais appelé la police. Ils m’ont aussi dit qu’ils allaient m’envoyer leurs cousins et leurs frères. » Un autre a dit un jeune de quitter la plage : « Le lendemain, son père est venu me dire : « D’où tu interdis à mon fils d’être sur la plage ? » Un Ajaccien témoigne : « Ils se crient dessus, parlent mal aux femmes. Ils manquent vraiment d’éducation. » Ils sont allés jusqu’à continuer leur provocation alors que les sauveteurs s’occupaient d’un touriste décédé dont le corps était exposé sur la plage. Ajoutons-y la vente de drogue et sa consommation par ces tristes héros. Petite pointe d’humour involontaire : une mère est venue récupérer son très jeune fils en expliquant bien haut qu’il fallait qu’il s’en aille « car ce sont tous des racistes. »

Une affaire de prise en main d’un territoire


Disons le tout net, ces jeunes sont, comme diraient les racialistes, « racisés » ce qui évidemment n’est pas une faute en soi. A l’inverse ce qui l’est est un comportement qui lui favorise les comportements racistes. Des avertissements sont arrivés à la mairie avant les élections. Celle-ci a visiblement craint d’être taxée de discrimination et, dans un premier temps, n’a pas réagi. Puis, il est arrivé une véritable agression de pompiers-sauveteurs qui a provoqué l’intervention de plagistes et de clients d’une paillote avec à la clef une empoignade. C’est cet incident qui a provoqué l’intervention de la police. Les pompiers-sauveteurs présents sur place pour aider les handicapés ont fait profil bas afin de ne pas aggraver la situation. Le lendemain de l’article de Corse-Matin, les agresseurs ne sont pas venus. Mais au-delà de l’exaspération que suscitent ces débordements, il est intéressant de chercher à comprendre les raisons de cette soudaine invasion qui n’est pas loin de rappeler celle de Sisco en août 2016. Notons-le : les habitants des Cannes, des Salines, des Padules, pour beaucoup d’origine maghrébine, sont les premières victimes de ces petites crapules qui leur pourrissent la vie. Il serait bon pour justement éviter le racisme qu’eux aussi fassent connaître leur refus de la dictature des dealers et de leurs petits sicaires. Faute de quoi, hélas, toute la communauté maghrébine risque d’être fourrée à tort dans le même panier.

Réagir et vite


Mais n’est-ce pas une forme de racisme à rebours que d’accepter de tels comportements d’individus au prétexte de leurs origines qui joueraient ainsi le rôle de circonstances atténuantes ? Le maire d’Ajaccio, contacté par Corse-Matin a adopté une attitude très martiale « Le mot d’ordre est la fermeté. Apparemment, ils n’ont pas peur, alors on va monter d’un ton. » Il a également parlé de porter plainte. Quoi qu’il en soit, une telle situation est non seulement insupportable pour les citoyens, mais elle porte en elle de lourdes menaces. Comme le combat contre la mafia, il est bon que les citoyens expriment sans violence, mais fermement leur refus de voir de telles agressions se perpétuer. Une vraie démocratie est celle qui allie les autorités et les citoyens. C’est la seule façon d’empêcher que la Corse devienne une banlieue des banlieues continentales. En agissant ainsi on empêche justement que ce sujet de droit commun ne devienne un sujet politique préempté par telle ou telle famille politique. Nous allons suivre de près la situation et nous tiendrons nos lecteurs au courant tout en cherchant à comprendre les raisons de cette soudaine tentative de prise de territoire par deux dizaines de jeunes dont plusieurs sont connus des services de police notamment d’eux d’entre eux qui ont été interpellés sur place.

GXC
Partager :