Sapè Fà : La tradition fermière de Rose Luciani-Rogliano
Installlée sur les hauteurs de trova, Rose Luciani-Rogliano a repris l'exploitation familliale ......
Sapè fà : La tradition fermière de Rose Luciani-Rogliano
Installée sur les hauteurs de Trova, d’où elle est originaire, Rose Luciani-Rogliano a repris il y a déjà près d’une trentaine d’années, l’exploitation familiale et produit fromages et brocciu AOP.
Nous sommes sur les hauteurs d’Ajaccio, route de Calvi dans le canton d’Alata, au lieu-dit Villaranda, à proximité de Trova. C’est ici, où elle a ses racines, que Rose Luciani Rogliano a fait le choix de reprendre l’activité fermière de son père il y a déjà près d’une trentaine d’années. Un choix qui s’est imposé naturellement mais qui a mis plusieurs décennies à éclore. Le temps, pour l’Alatese, de faire son chemin.
Une formation dans le commerce
« J’ai grandi dans cette ambiance, précise l’intéressée, j’ai toujours eu la passion et l’amour de cette activité et des bêtes. »
Dans ce lieu où l’activité agricole était particulièrement développée durant des décennies, la traite et la fabrication du fromage et du brocciu n’ont jamais eu aucun secret pour Rose Luciani-Rogliano. Pour autant, il aura fallu attendre pour qu’elle reprenne le flambeau de son père, héritier, lui-même d’une tradition familiale très ancienne. « Mon père voulait un garçon pour reprendre l’exploitation, ajoute la fermière, mais je suis arrivée (rires). À cette époque, les garçons étaient privilégiés pour ce type d’activité. »
« Ce métier, c’est une vocation, un véritable sacerdoce »
Rose sera donc contrainte, même si elle participe, depuis l’enfance, à la vie et au développement de la ferme, de miser, tout d’abord sur les études.
« J’ai donc débuté par une scolarité post-bac liée au commerce, ajoute-t-elle, et j’ai, un peu plus tard, repris l’exploitation familiale de mon père. J’ai toujours su que je finirai par faire ce métier. Plus qu’un métier, c’est une vocation, un sacerdoce. C’est un métier très difficile où l’on ne compte pas les heures ni les jours. Il n’y a pas de vacances. »
Après avoir rencontré celui qui allait devenir son époux, Rose a donc fait le choix de rentrer dans l’île et de devenir fermière sur ses terres.
Trente hectares, plus de 300 bêtes
Depuis près de trente ans, Rose Luciani-Rogliano a su faire son chemin et travailler dans un milieu qui lui convient parfaitement. Mais il a fallu répondre et s’adapter aux normes européennes. Sur une superficie qui s’étend sur une trentaine d’hectares, elle dispose de trois cent brebis et d’une vingtaine de chèvres. Le tout quasiment en bordure de route. En pénétrant dans la propriété qui conduit à la bergerie, on bascule dans un autre monde où le vacarme de la nationale et de la ville laissent, d’un coup, la place à la paix, au tintement des clochettes et au bêlement des brebis. C’est ici que Rose produit plusieurs tonnes de fromages par an. Dont certains sont envoyés sur le Continent et même à l’étranger. À la propriété ou au magasin situé en bordure de route, le public peut savourer ces fromages et/ou le brocciu produit le jour même. Tout comme en période propice, cabris et agneaux. Pour autant, et quand bien même l’activité se développe, la situation reste compliquée. « Ce n’est pas évident de maintenir ce type d’activité à deux pas de la ville et au milieu de zones constructibles, avoue-t-elle, on se bat mais la pression foncière est énorme ! »
Rose est tout de même parvenue à transmettre son « sapè fà » à Laurence, l’un de ses trois enfants. Une manière de perpétuer cette tradition ancestrale et familiale.
Philippe Peraut
Crédit photos : Rose Luciani-Rogliano
Rose Luciani-Rogliano, fromages et brocciu fermiers
Lieu dit Villaranda, 20167 Alata
Contact : 06-16-76-26-54
Installée sur les hauteurs de Trova, d’où elle est originaire, Rose Luciani-Rogliano a repris il y a déjà près d’une trentaine d’années, l’exploitation familiale et produit fromages et brocciu AOP.
Nous sommes sur les hauteurs d’Ajaccio, route de Calvi dans le canton d’Alata, au lieu-dit Villaranda, à proximité de Trova. C’est ici, où elle a ses racines, que Rose Luciani Rogliano a fait le choix de reprendre l’activité fermière de son père il y a déjà près d’une trentaine d’années. Un choix qui s’est imposé naturellement mais qui a mis plusieurs décennies à éclore. Le temps, pour l’Alatese, de faire son chemin.
Une formation dans le commerce
« J’ai grandi dans cette ambiance, précise l’intéressée, j’ai toujours eu la passion et l’amour de cette activité et des bêtes. »
Dans ce lieu où l’activité agricole était particulièrement développée durant des décennies, la traite et la fabrication du fromage et du brocciu n’ont jamais eu aucun secret pour Rose Luciani-Rogliano. Pour autant, il aura fallu attendre pour qu’elle reprenne le flambeau de son père, héritier, lui-même d’une tradition familiale très ancienne. « Mon père voulait un garçon pour reprendre l’exploitation, ajoute la fermière, mais je suis arrivée (rires). À cette époque, les garçons étaient privilégiés pour ce type d’activité. »
« Ce métier, c’est une vocation, un véritable sacerdoce »
Rose sera donc contrainte, même si elle participe, depuis l’enfance, à la vie et au développement de la ferme, de miser, tout d’abord sur les études.
« J’ai donc débuté par une scolarité post-bac liée au commerce, ajoute-t-elle, et j’ai, un peu plus tard, repris l’exploitation familiale de mon père. J’ai toujours su que je finirai par faire ce métier. Plus qu’un métier, c’est une vocation, un sacerdoce. C’est un métier très difficile où l’on ne compte pas les heures ni les jours. Il n’y a pas de vacances. »
Après avoir rencontré celui qui allait devenir son époux, Rose a donc fait le choix de rentrer dans l’île et de devenir fermière sur ses terres.
Trente hectares, plus de 300 bêtes
Depuis près de trente ans, Rose Luciani-Rogliano a su faire son chemin et travailler dans un milieu qui lui convient parfaitement. Mais il a fallu répondre et s’adapter aux normes européennes. Sur une superficie qui s’étend sur une trentaine d’hectares, elle dispose de trois cent brebis et d’une vingtaine de chèvres. Le tout quasiment en bordure de route. En pénétrant dans la propriété qui conduit à la bergerie, on bascule dans un autre monde où le vacarme de la nationale et de la ville laissent, d’un coup, la place à la paix, au tintement des clochettes et au bêlement des brebis. C’est ici que Rose produit plusieurs tonnes de fromages par an. Dont certains sont envoyés sur le Continent et même à l’étranger. À la propriété ou au magasin situé en bordure de route, le public peut savourer ces fromages et/ou le brocciu produit le jour même. Tout comme en période propice, cabris et agneaux. Pour autant, et quand bien même l’activité se développe, la situation reste compliquée. « Ce n’est pas évident de maintenir ce type d’activité à deux pas de la ville et au milieu de zones constructibles, avoue-t-elle, on se bat mais la pression foncière est énorme ! »
Rose est tout de même parvenue à transmettre son « sapè fà » à Laurence, l’un de ses trois enfants. Une manière de perpétuer cette tradition ancestrale et familiale.
Philippe Peraut
Crédit photos : Rose Luciani-Rogliano
Rose Luciani-Rogliano, fromages et brocciu fermiers
Lieu dit Villaranda, 20167 Alata
Contact : 06-16-76-26-54