Volley : le GFCA vers de nouveaux horizons
Une phase de reconstruction
Volley : le GFCA vers de nouveaux horizons
Le club « rouge et bleu » a débuté le tout nouveau championnat de Ligue B baptisé la « Volstar » masculine, la semaine dernière à Reims. Au terme d’une saison douloureuse, les Ajacciens repartent d’une page blanche, misent sur la jeunesse et l’expérience pour jouer les premiers rôles.
Le GFCA a sans doute vécu l’une des pires saisons de son histoire l’an passé. Relégué en Ligue B alors qu’il avait obtenu son maintien sportif-trois points lui avaient été enlevés pour des raisons extra sportives peu évidentes —, il a perdu Sylvestre Sammarcelli, ancien président disparu brutalement le 31 mars à l’âge de 71 ans.
Une phase de reconstruction
Malgré ces deux coups durs et le départ de ses meilleurs éléments, c’est fidèle à son ADN que le club ajaccien est reparti pour un nouveau challenge : celui de la reconstruction. « Il a fallu rebâtir un collectif, souligne Fred Ferrandez, entraîneur des “rouge et bleu”, on repart d’une feuille blanche après un exercice très compliqué qu’il a fallu digérer. Il faut un peu de temps pour trouver les automatismes et la cohésion de groupe mais nous sommes des compétiteurs et nous souhaitons nous mêler à la course au Final Four. »
Pour mener à bien son projet, l’entraîneur ajaccien a complètement remanié son effectif en misant sur l’expérience et la jeunesse. Autour de l’inusable Florian Lacassie, qui était déjà là lors des plus belles campagnes, un retour marquant, celui de Sébastien Roatta, qui revient au Gaz après deux années à Nancy. Le passeur Clément Diverchy fera, lui aussi, office de cadre tout comme le libero Romain Devèze.
Autour de ces piliers, un mercato toujours intéressant avec quelques joueurs en devenir, montrant que le GFCA est toujours attractif. Florian Monségu et Arthur Morisse (passeurs), Romain Capet, Mattis Donaton et Nahuel Zulianello (réceptionneurs-attaquants), le Brésilien Adriano au poste de pointu, « une bonne pioche » assure le coach, Yoan Brion, Cyril Hannebique et Célian Talon au centre et Valentin Alarmarcha (libéro)…
Le Final Four en ligne de mire
Si la préparation a mis en exergue la qualité d’un groupe déjà bien affûté — victoire face à Nice pensionnaire de Ligue A —, le championnat est très long et l’équipe devra rapidement trouver la bonne carburation. « L’état d’esprit est très bon, analyse le technicien, il faudra travailler sur la durée de la compétition et réduire les imperfections, notamment au service ou en fautes directes. »
S’il est en phase de reconstruction, le club ajaccien n’en reste pas moins ambitieux. Derrière les deux ténors que sont Martigues et Fréjus, les « rouge et bleu » pourraient venir se mêler à la course au Final Four. Une nouveauté-demi-finale et finale sur un même site avec 1er-4e et 2e-3e sur des matchs secs — mise en place par la ligue pour rendre la compétition encore plus attractive. Comme par le passé, seul le vainqueur obtiendra son billet pour la Marama Spike League. Un Final Four que le GFCA souhaiterait organiser dans son antre du Palatinu en mai prochain. Il lui faudra, dans un premier temps, terminer dans les quatre premiers au terme de la saison régulière et répondre à un cahier des charges particulièrement strict (enceinte homologuée, accueil et hébergement des équipes, garantir la production audiovisuelle requise et présenter le budget nécessaire). Un chantier auquel les dirigeants doivent d’ores et déjà s’atteler.
Ph.P.
Crédit photo : Paule Santoni