• Le doyen de la presse Européenne

I puttachji di Carl' Antò

i Puttachji de la semaine
PUTTAGHJI



De la bonne soupe à la carte

Devant les magistrats du tribunal correctionnel d'Ajaccio, un agent du centre hospitalier de Castellucciu, accusé d’avoir perçu son traitement sans aller travailler, a convenu : « C'est vrai, en 2019, c'était une période de ma vie très compliquée, je n’ai pas été très assidu, mais j'ai travaillé ». C’était donc le travail à la carte et la soupe était bonne.



Choses bien vues

Accusé de complicité de détournement de fonds publics pour n’avoir pas réagi à l’absentéisme injustifié d’un agent sous son autorité, un ancien directeur du centre hospitalier de Castellucciu a plaidé avec succès n’avoir rien vu et cru utile d’ajouter que, selon lui, l’établissement était structurellement voué à être « perdu ». Aveugle et devin ! Si l’intéressé qui dirige aujourd’hui un centre hospitalier dans le Sud-Ouest, souhaite un jour changer d’air, mettre le cap vers l’hôpital de Thèbes serait un bon plan. En effet, dans cette petite ville grecque, ne rien voir et prédire l’avenir sont choses bien vues car la célébrité locale, un certain Tirésias, contemporain de la Guerre de Troie, était atteint de cécité et réputé pour ses dons divinatoires.



Dédoublement de la personnalité ?

Les quartiers sud de Bastia disposent enfin d’un poste de police municipale et la vidéoprotection y sera étendue dès 2027. Les adeptes d’infractions au stationnement n’ont cependant pas trop de mouron à faire. Madame la directrice de la police municipale s’est empressée de faire savoir que des humains sont derrière les écrans et que la verbalisation ne sera qu’un dernier recours. Mais ne serait-elle pas sujette à un dédoublement de la personnalité ? Cette hypothèse certes osée, est suggérée par le fait que, dans certains secteurs du centre ville de Bastia, les policiers municipaux pratiquent au quotidien et avec zèle la tolérance zéro.



Changement de couleur

La commune de Talasani étant dépourvue de réseau d'assainissement collectif, des effluents vont directement dans les cours d’eau et finissent à la mer. Du côté de l'interco de la Costa Verde ayant la compétence Assainissement collectif, on invoque des contraintes techniques et financières interdisant de remédier à ce problème. « C'est une réalité qui fait tache » déplore le premier magistrat de Talasani. Cela « fait tache » et assurément fait cloaque au sortir des émissaires. Et l’on pourrait ajouter que de ce fait, en certains endroits, la Costa Verde change de couleur, elle devient la Costa Bruna.



Réveille-toi !

« Bastia, la gauche municipale face au défi de la recomposition », dans cet excellent article d’analyse politique paru dernièrement dans Corse Matin, il n’est pas fait mention du Parti Socialiste. « Manue, réveille-toi ! » car désormais, dans les médias et la cité, l’enseigne à la rose de ta boutique ne signifie plus que « Succursale de Gilles & Co » ou « Fermeture définitive ».



Un ami...

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a récemment déclaré qu'il faut se débarrasser de « l’obsession pour l'élection présidentielle » car « c’est toujours la même chose, on espère que l'élection présidentielle va résoudre tous les problèmes et puis systématiquement, on est déçu. » Avec des amis comme ça, Emmanuel Macron n’a pas besoin d’ennemis.



Preuve en est

Chez nous, liquider une succession reste chose longue et difficile. Preuve en est : selon Jean-Félix Acquaviva qui préside l’Office des Transports, le jugement sévère porté par la Chambre Régionale des comptes sur la gestion des routes est imputable à « un héritage lourd ».



On pouvait attendre un peu mieux

Début des réunions préparatoires à la Conférence sociale qu’organisera le Conseil exécutif qui a été quelque peu pressé de le faire par les élus PNC-Avanzemu à l’Assemblée de Corse. « L'enjeu est de poursuivre cette réflexion collective, afin de poser un diagnostic, d'identifier les problématiques et de répondre de manière ciblée à l'urgence socio-économique » a déclaré la présidente du Cunsigliu Ecunomicu, Suciale, Ambientale è Culturale di Corsica, (CESEC). Après 35 ans d’existence de cette honorable institution et de réunions de ses 63 membres censés être l’incarnation et l’expression de la société civile, on pouvait attendre un peu mieux que diagnostiquer et s’interroger. Par exemple, quelques pistes de solutions à mettre en œuvre.



Louable intention, mais...

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a assuré que la chambre haute ferait des propositions pour redresser les finances publiques, notamment en dépensant moins. Louable intention que celle-là. Mais Gargantua prônant la frugalité, cela ne fait pas très sérieux.



Heureux « holà »

Le secrétaire national de Femu a Corsica, lors d’une conférence de presse tenue à Corti, a prévenu l’État et le Sénat que concernant le contenu du projet de loi sur l'autonomie de la Corse : « Il n'y aura pas de compromis sur le compromis. » Heureux « holà » car, au vu de ce que contient le texte, accepter davantage de compromis signifierait compromission.
Partager :