• Le doyen de la presse Européenne

I puttachji di Carl' Antò

i Puttachji de la semaine
PUTTAGHJI



Pauvre Angelo !

« On dirait qu'il y a un film, ou bien une couche de gras qui s'est déposée sur la partie vitrée » a confié une usagère à Corse Matin. Les équipes de maintenance et aussi le responsable Exploitation Maintenance ont constaté l’opacité des vitres de certaines cabines du téléphérique ajaccien et que celle-ci ne disparaissait pas au nettoyage. Pauvre Angelo ! Dénigré avant même sa mise en service. Boudé depuis le début de l’exploitation. Aujourd’hui atteint de cataracte.



Mystères

Drapeaux rouge de l’insurrection, marqués de la faucille et du marteau des prolétaires ainsi que de l’étoile du communisme éclairant le monde. Affiches et tags percutants. Présence dans les manifestations. Le Cumitatu di Ricustruzzione di u Partitu Cumunistu ne passe pas inaperçu et semble vouloir agir en ce sens. Mais pourquoi alors s’obstine-t-il, sur les réseaux sociaux, à flouter le visage de ses militants ? Les mystères du Seigneur sont insondables. Ceux de la Révolution le sont tout autant.



Gare aux revenants

Sur la pelouse de son stade, le Sporting Club de Bastia a été éliminé de la Coupe de France de football par l'AS Furiani Agliani. Christophe Vincent, auteur du seul but de la rencontre, et Dumè Guidi qui tous deux, à la fin de la saison dernière, avaient été jugés « has been » par les dirigeants bastiais et éjecté sans ménagement de l’effectif, ont beaucoup contribué à la victoire furianaise. Le président Claude Ferrandi, le coordinateur Gilles Cioni et quelques autres membres de la maison turchina savent désormais que mieux vaut n’enterrer personne et se méfier des revenants.



Retour au jeu d’hier

Après les violences, saccages et pillages du 17 octobre dernier, à des fins d’identification des auteurs, la police invite non seulement les victimes ayant réalisé des vidéos des faits, mais aussi les témoins ayant fait de même, à déposer anonymement par internet leurs prises de vue sur une plateforme informatique dont les contenus seront exploités par les enquêteurs. Les Français sont ainsi incités à renouer avec ce qui a été, au début des années 1940, le jeu favori de beaucoup trop d’entre eux : la délation.



Rien n’est permanent

Selon le président de l’Office des Transports de la Corse (OTC) qui en a fait part lors d’une conférence de presse, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui égratigne la gestion du réseau routier par la Collectivité de Corse, manquerait d’objectivité et, sur fond de débat sur l’autonomie, relèverait d’une volonté de démontrer que les élus de la Corse sont incapables d’user à bon escient des compétences dont ils disposent. Il fut un temps, l’intéressé et beaucoup de ses amis se régalaient de la prose assassine des magistrats de la Chambre et ne manquaient pas d’y puiser matière à fustiger les gestionnaires de l’ancien monde. Ce qui hier passait pour nectar et objet de plaisir, est aujourd’hui considéré comme lie de calice et cause de supplice. Rien n’est permanent, sauf le changement.



Encore victime ?

La Cour Administrative d’Appel de Marseille a ordonné l’annulation de cinq contrats de délégation de service public maritime qui avaient été attribués en 2020 par la Collectivité de Corse à la Corsica Linea et à La Méridionale. Selon la Cour, qui a fait droit aux appels de la Corsica Ferries, ces contrats donnaient lieu à des aides d’État illégales. Si l’arrêt est accepté par les parties ou confirmé par le Conseil d’État qui sera probablement saisi, la Collectivité de Corse devra récupérer l’ensemble des sommes versées aux deux compagnies délégataires. Ce qui pourrait représenter une somme de 70 à 80 millions d’euros et risquerait d’inciter les actionnaires de la Corsica Linea à jeter l’éponge. L’Office des Transports qui élabore les conventions de délégation de service public serait-il encore victime, de la part de la magistrature, d’un manque d’objecvité et de manoeuvres visent à discréditer les élus de la Corse ? Peut-être réponse lors d’une prochaine conférence de presse...



Ballet sur eau

Ouverture de la saison artistique automne-hiver du port de Bastia. Durant des heures, avec les premières tempêtes, on peut à nouveau assister au ballet des navires condamnés à rester au large faute de pouvoir accoster à cause des vents forts.



Proverbes de circonstance

Venue à Aiacciu présenter son ouvrage « Le Casse du siècle » dans lequel il est notamment préconisé de réduire la solidarité sociale à la portion congrue, Sarah Knafo, la très médiatique députée européenne Reconquête, a dédicacé à tour de bras au milieu d’un public chaleureux et venu nombreux. Dans le même temps, à Bastia, accompagnés de l’indifférence générale et malheureusement aussi des regards condescendants voire méprisants de quelques soumis se la jouant aigles et/ou nantis nustrali, une toute petite centaine de manifestants se pressaient devant les grilles de la préfecture pour porter les revendications des lycéens et des salariés. Comme étaient de circonstance les vieux proverbes « U peghju calciu, hè quiddu di u cavaddu mansu » et « À bocca chjusa, nè pani nè bon buconni ».



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